avr
02

Chawan-mushi : couleurs et saveurs

Voila une nouvelle petite recette qui traînait dans notre tête depuis un moment : le chawan-mushi. On pourrait traduire ça par « plat à la vapeur dans un bol à thé ». C’est très bon, c’est sain, c’est facile à faire. Le principe est simple, il s’agit d’assembler des ingrédients dans un bouillon qui contient aussi de l’oeuf, ce qui lui donne une texture de flan.

Pour la base, un bouillon de dashi lyophilisé (bouillon de poisson bonite que vous pouvez remplacer par un demi cube de bouillon de volaille) dilué dans 170 ml d’eau. Une fois le bouillon bien dilué, on y ajoute une demie cuillère à soupe de saké (ou de vin blanc), En savoir plus »

mar
27

Sumo, la chute des géants

Ce jour là nous l’attendions depuis bien longtemps. Nous sommes enfin allés voir un tournoi de Sumo ! Il faut dire qu’il n’y a que 6 compétitions par an dans le Japon, et que l’année dernière le tournoi d’Osaka a été annulé pour cause de scandale sur les paris (il aurait de toutes manières été annulé à cause du tsunami). Mais cette année, grâce à l’invitation de notre amie Naomi du cours de japonais, nous voici sur les bancs du Haru Basho, le tournoi de printemps à Osaka.

Les rikishi (lutteurs) entrent sur le ring

A l’entrée de l’arène, les fans attendent l’arrivée des lutteurs – rikishi en japonais – comme on attend la venue des stars sur la croisette. Car ce dimanche est le dernier jour du tournoi, au cours duquel les plus grands sumo vont s’affronter. En savoir plus »

mar
18

Tokyo ne dort jamais

A Tokyo, les nuits sont claires. Les lumières des commerces, restaurants, bars et autres échoppes ne ferment jamais l’oeil. Et venant de notre traditionnelle ville de province, on reste ébahis par la vie nocturne de la capitale.

Après les événements du 11 mars 2011, le gouvernement a demandé à ses chers concitoyens de réduire leur consommation d’énergie. La ville de Tokyo s’est alors « assombrie » pendant un certain temps : néons des métros, escalators, climatiseurs, éclairages publiques… une vraie cure de sobriété. Mais un an après, avec seulement deux des 54 réacteurs nucléaires qui tournent toujours et des importations massives d’energie (pétrole et gaz), la ville peut à nouveau se permettre le gaspillage habituel. Aux Japon, les manifestations anti-nucléaire se multiplient et apparemment, En savoir plus »

fév
19

Nan desu ka ? n°4 (et la réponse)

La réponse se trouve plus bas

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Konnichiwa ! Moi c’est Nandesu-kun et je suis votre nouvelle énigme. Hier, c’était mon jour de repos, alors je suis allé faire une petite balade dans Kyoto avant de reprendre le cours normal de mes activités. Saurez-vous deviner à quoi je sers réellement ?

Ma belle Kamo-gawa, la rivère aux canards qui descend des collines et rejoint l'océan Pacifique.

Pas facile quand on est si petit d'avoir une belle vue du temple Yasaka.

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jan
19

Un dimanche ordinaire

Vivre dans un pays étranger et y faire du tourisme sont deux choses bien différentes. Un touriste court, un touriste planifie, il veut tout comprendre de ce pays où il passera les deux semaines de ses trop courtes vacances. C’est en effet le rythme que nous avons suivi pendant les six premiers mois de notre vie japonaise jusqu’à ce fameux dimanche matin où nous n’avons pas réussi à nous lever pour aller voir le « musée des kimonos en soie de la fin de l’ère Edo »… Aujourd’hui, nos week-ends ressemblent de plus en plus à ceux des Japonais. Shopping, resto, ballade et fainéantise. Mais à Kyoto, on est souvent rattrapé par la richesse culturelle de la ville, et même une journée « ordinaire » peut finalement se transformer en une belle expérience.

Ce matin-là, debout 10 heures, 5°C dans l’appartement en attendant que notre petit poêle à fuel se mette en route.Objectif de la matinée, se rendre au marché artisanal de Kyoto qui a lieu tous les 15 du mois au temple Chionji. Dans ce marché, on trouve une multitude de petits créateurs qui vous donnent envie de faire des folies (céramique, vêtements, bijoux, …) le tout dans l’enceinte d’un magnifique temple bouddhique. Très souvent, la cour des sanctuaires et des temples sert de lieu de rencontre, un peu comme nos places de village en France. D’ailleurs, à Chionjin, on peut acheter d’excellents croissants au beurre, proposés par un bon boulanger Français.

Quand arrive l’heure du déjeuner (notre moment préféré), on a l’embarras du choix. Il y a de petits restos japonais un peu partout, mais aussi des pizzerias, des cafés, En savoir plus »

déc
01

Un an déjà

Aujourd’hui, cela fait un an jour pour jour que nous avons déposé nos valises sur le sol japonais. Trois appart’ et deux contrats de travail plus tard, nous sommes-nous pour autant adaptés à la vie japonaise ?
Après l’émerveillement des premières semaines est venu le vrai dépaysement, celui que doivent connaître tous les expatriés qui se confrontent à la vie quotidienne d’une culture nouvelle. Petit récap’ de notre vie Kyotoïte dans les grandes lignes et les petits mots :

Vélo

On en a acheté six depuis qu’on est au Japon. Deux ont été volés, deux sont nos compagnons de vie et deux autres vous attendent, visiteurs de passage. Les deux fous que l’on aperçoit chaque matin et chaque soir entre la place Hyakumanben et la rue Niomondori, c’est nous. En savoir plus »

oct
15

Notre riz quotidien

A Kyoto, l’été est enfin terminé. On commence à respirer, les températures redeviennent supportables, et les collines s’habillent d’ocre et de pourpre. Mais surtout, c’est en septembre et octobre que les centaines de rizières de la ville et des alentours sont moissonnées.

Alors qu’on aurait pu passer un petit dimanche tranquille à siroter un ochâ au bord de la Kamogawa, nous avons été invités par la famille Horikawa à donner un coup de patte pour récolter la précieuse céréale sur leur champ familial. Quelle expérience ! Il faut qu’on vous avoue qu’avant de venir au Japon, on ne s’était jamais demandé à quoi ressemblait un pied riz. Si quelqu’un nous avait juré que cela poussait dans des arbres, on l’aurait sûrement cru. Mais nous voilà maintenant de vrais spécialistes en la matière.

Le riz est donc une céréale qui pousse, comme le blé, en petites touffes d’environ un mètre de haut. Ses feuilles sont vertes et chaque grain est recouvert d’une petite enveloppe. Pour grandir, il a besoin de beaucoup d’eau et c’est pour cela que les rizières sont construites de façon à retenir l’eau de pluie, En savoir plus »

sept
11

Nan desu ka ? n°3 (et la réponse)

Cela faisait bien longtemps qu’on ne vous avait pas fait travailler les méninges ! Nous revoilà donc avec une petite devinette culinaire. Cette fois-ci, il ne s’agit pas de répondre à la question « qu’est-ce que c’est ?  » mais plutôt « quel goût cela peut bien avoir ? « .

Alors l’objet en question est un petit biscuit, d’environ 3 cm de long, très populaire et adoré des enfants (et des collègues de Mélo :) ), habituellement au chocolat au lait. On en trouve sous forme de champignon (kinoko) comme ici, et sous forme de pousse de bambou (takenoko). Régulièrement, les grandes marques de biscuits sortent des éditions spéciales, avec des goûts originaux.

Alors, quel goût peut bien avoir ces étranges petits biscuits de couleur violette ?

Un petit indice, c’est très bon et a effectivement bien le goût de l’ingrédient mystère !

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Et voici la réponse, il s’agissait du goût patate douce violette, plus communément appelée chez nous la vitelotte ! (bravo à Peg qui avait presque trouvé :) ). Et bien figurez-vous qu’en effet, ça a tout a fait le goût de pomme de terre sucrée, la partie blanche doit être du chocolat blanc.

Comme vous pouvez le voir sur le paquet, c’est pour fêter l’arrivée des Momiji, les feuilles rouges et oranges de l’automne. Et oui, au Japon, les saisons sont toujours l’honneur. Alors, ça tente quelqu’un ?

août
22

Miyajima mon amour

Parmi les trois plus belles vues du Japon, les Japonais ont élu le torii flottant de l’île de Miyajima. Depuis l’an 593, cette porte orange en bois de camphrier ouvre l’accès au magnifique sanctuaire sur pilotis d’Itsukushima. Au rythme des marées, ce lieu unique dédié à la déesse shinto de la mer, attire des millions de Japonais qui viennent respectueusement le visiter un peu comme les Français visitent le Mont Saint-Michel (avec lequel l’île de Miyajima est d’ailleurs jumelée).

En ce lieu sacré, le visiteur est soumis aux caprices de la lune. Pour apprécier pleinement la beauté de ce sanctuaire, l’idéal est d’y rester assez longtemps et de profiter de la vue à marée haute et de la promenade à marée basse. En savoir plus »

juil
10

Un petit tour dans la rue

Par ce beau samedi ensoleillé, nous avons décidé de visiter… notre rue. Eh oui, depuis des mois que nous sommes ici, nous n’avons encore jamais pris le temps de parcourir les temples de la rue Niomon dori, où nous avons élus domicile. Voici pourtant la vue que nous avons, depuis notre appartement :

Le temple et le cimetière de Shingyoji

En fait ce temple jouxte un cimetière. Ce n’est pas très gai mais l’on s’y est habitué, et surtout cela nous a amenés à nous renseigner sur les rites funéraires au Japon. La plupart des japonais pratique un mélange de shintoïsme et de bouddhisme. Lors d’un décès, c’est un moine bouddhiste qui ce charge de la cérémonie. Le corps est incinéré, et les membres de la famille se réunissent pour récupérer les os, En savoir plus »

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